TEXTES

« Les photographies d’Allison Blumenthal accentuent le dessin naturel des paysages dont la richesse topographique engendre des compositions quasi abstraites. Une approche empirique et troublante présente dans ses cartographies dessinées où les reliefs, les réseaux, les ombres et les nuances révèlent les aspérités terriennes. »

Julie Crenn, extrait du texte de l’exposition « D’ici là, jailliront des cascades », 2014
Lien vers le texte intégral
http://crennjulie.com/2014/05/11/exposition-texte-dici-la-jailliront-les-cascades-galerie-xenon-bordeaux/

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« L’espace fantôme d’ Allison Blumenthal.
La nature étant aussi l’indomptable, elle symbolise le trouble et l’étrange.  Allison Blumenthal impose une mise à distance entre le sujet et le regard. De prime abord, son travail ressemble à une patiente et méticuleuse étude d’observation de la nature, une exploration topographique de l’espace. Il y a effectivement cette volonté de recréer un relief  au support bidimensionnel de la photographie, de lui faire reconquérir un espace au-delà de l’image. Puis Allison cherche à se réapproprier  les lieux. A travers la série Atlas, le regard toujours éloigné de l’artiste, aérien cette fois, est posé sur une nature  mythique que l’homme a toujours tenté de dominer notamment en la  parcellant et en créant des cartographies.  A partir du réel, Allison opère un déplacement de notre regard vers un seuil où se déploie l’ imaginaire »

Virginie Pislot, dans le cadre de l’exposition « D’ici là, jailliront des cascades » 2014

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« De l’Atlas à la Lagune un effet-retard rejoue sur le même plan topographie et imaginaire. Comment habiter poétiquement le paysage tout en lui instillant une charge mémorielle, tel pourrait se formuler le projet mixed média  d’Allison Blumenthal. Si dans ses prises de vue elle privilégie les appareils de moyen et grand format elle n’hésite pas comme beaucoup d’artistes de sa génération à intervenir numériquement pour finaliser ses images. Il est intéressant de voir comment elle a établi son programme artistique en définissant d’abord ses paramètres naturels à partir de sa série des Lignes et nuages, une relecture actuelle des Equivalents de Stieglitz. Dans une série de buissonnades , Frick Estate, elle poursuit l’affermissement de son vocabulaire plastique entre surface et rendu du volume. Une troisième série  celle des Cuttings renouvelle la question de la coupe et du prélèvement naturel qui fait œuvre. Ses deux séries les plus personnelles ici présentées flirtent avec l’abstraction en jouant sur l’attraction des formes naturelles. Dans sa série des Atlas elle déréalise les cartes en en caviardant toutes les indications textuelles. La topologie y perd en précision, ce que  la représentation paysagère  gagne  en qualités plastiques.  Les autres interventions graphiques dessinées, du type pastel sur tirage jet d’encre, confèrent à ces surfaces un caractère générique, idéel. A partir d’une importante documentation ses Laguna, relectures métaphoriques du site vénitien, exploitent la topographie au service d’une picturalité très contemporaine. »

Christian Gattinoni, dans le cadre de la Biennale de la jeune création, 2013

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